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Des groupes industriels pourraient saboter le sommet sur le climat de l’ONU
Dans la rubrique : Revue de presse

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jeudi 24 octobre 2002

NEW DELHI, 21 oct (AFP) - Des organisations de défense de l’environnement

ont déclaré lundi que de puissants groupes industriels pourraient saboter la conférence de l’ONU sur le changement climatique qui doit s’ouvrir mercredi à New Delhi et ont annoncé leur intention d’organiser un forum alternatif.

"Pourquoi il n’y a aucun progrès" dans les discussions sur le changement climatique, s’interroge Steve Sawyer de l’organisation Greenpeace. "Parce que nous devons faire face au plus important groupe d’intérêt au monde, l’industrie des carburants fossiles", explique-t-il.

M. Sawyer a accusé ce secteur industriel d’avoir investi des sommes énormes pour faire croire que les changements constatés du climat n’était pas liés aux émissions de carburants.

Greenpeace, Friends of the Earth et Third World Network et d’autres groupes de défense de l’environnement vont organiser un forum alternatif pour discuter des véritables problèmes d’environnement affectant les communautés, a-t-il indiqué.

Ces associations, qui déplorent que l’ONU n’ait pas invité de représentants des communautés pauvres les plus affectées par les changements du climat, prévoient de manifester pendant la conférence de l’ONU.

"C’est sans aucun doute les plus pauvres qui seront les plus touchés, particulièrement les plus pauvres dans les pays en développement. Et ils ne sont pas représentés à la conférence", dénonce Kate Hampton, coordinatrice de la campagne sur le changement climatique de Friends of the Earth International.

Des représentants de quelque 185 pays, dont des ministres, doivent participer à la conférence de New Delhi, prévue sur une période de deux semaines et consacrée à préparer l’entrée en vigueur l’année prochaine du protocole de Kyoto, qui a été rejeté par le président américain George W. Bush. Les défenseurs de l’environnement ont affirmé que le monde développé n’avait pas fait assez d’efforts pour contrôler la pollution mondiale alors qu’il en est le principal producteur.

"La plus grande injustice concernant le changement climatique est que les communautés les plus touchées sont les moins responsables de l’origine de ce problème", souligne un communiqué des organisateurs du forum alternatif.