
Si tout le monde consommait comme un Français, l’humanité aurait besoin de presque trois planètes pour satisfaire son mode de vie. La plus grande part de cette « empreinte écologique » provient de nos émissions de gaz à effet de serre liées aux transports et aux bâtiments. Sur ce dernier plan, le cocktail « maisons individuelles et zones commerciales en périphérie », modèle dominant et moteur de l’étalement urbain, s’est révélé explosif.
Augmentation de l’usage de la voiture individuelle et dépendance vis à vis de celle-ci, gaspillage du sol - ressource non renouvelable - mitage dans des zones à risques (inondations et submersions, instabilité du sol, incendies...), perte des meilleures terres agricoles, vulnérabilité énergétique des ménages... Les collectivités locales et la société dans son ensemble doivent assumer la charge croissante des impacts sociaux et économiques de l’étalement urbain.
Pour sortir de cette situation, nous avons besoin de changer en profondeur
notre façon d’aménager et de penser le territoire. Avec en exergue cette question : comment réinventer une ville avec une empreinte écologique réduite, mais intense d’activités, d’échanges, de services, de nature et de vie ?
La publication du WWF-France Urbanisme pour une ville désirable pointe
du doigt le phénomène de l’étalement urbain et ses moteurs. Elle propose
un « habiter autrement » avec un focus sur la ville des courtes distances, c’est-à-dire une ville de quartiers compacts et mixtes où les activités du quotidien sont facilement accessibles.
Pour en savoir plus :
Campagne Urbanisme pour une ville désirable du WWF-France
Téléchargez la publication du WWF-France :
Partie 1
