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Une feuille de route de l’après-2012 pour le protocole de Kyoto
date 29 mai 2006
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Une feuille de route de l’après-2012 pour le protocole de Kyoto

Les pays signataires du protocole de Kyoto se sont entendus à Bonn sur une "feuille de route" destinée à fixer au-delà de 2012 de nouveaux objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les dernières données scientifiques et économiques disponibles sur les changements climatiques au plan mondial, et leurs conséquences, donnent des raisons de fixer de nouveaux objectifs, sont convenus les représentants de 160 pays qui étaient réunis à Bonn, depuis le 15 mai. "Le groupe s’est mis d’accord sur un ambitieux programme destiné à fixer de nouveaux objectifs de réduction des émissions", a déclaré Richard Kinley, le directeur du secrétariat de l’Onu au changement climatique.
Les négociations dureront au moins deux ans, ont déclaré des délégués. Malgré la volonté affichée des pays réunis à Bonn d’aller de l’avant, le Canada a déclaré il y a peu ne pas pouvoir réaliser ses objectifs de réduction, a rappelé Michael Zammit Cutajar, le chef du groupe responsable des négociations sur l’après-2012.
"Il est très important que le Canada reste parmi nous. Si le Canada part, l’édifice commencera à se fragiliser", a-t-il déclaré.
De son côté, le Japon, un autre pays signataire du protocole, n’a pas garanti sa participation aux objectifs de l’après-2012, au terme de l’expiration de Kyoto.

ENGAGEMENTS AMERICAINS

Les Etats-Unis, plus gros pays pollueur au monde, qui s’est retiré du protocole de Kyoto en 2001, ne sont pas partie prenante de l’accord trouvé à Bonn sur la recherche de nouveaux objectifs.
Dans un entretien accordé à l’agence Reuters, Klaus Töpfer, directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a regretté la défection des Etats-Unis, mais a rappelé que des engagement étaient pris à petite échelle sur le territoire américain. "Allez en Californie, allez en Nouvelle-Angleterre. Les maires de grosses villes américaines disent ’Nous voulons respecter les objectifs de Kyoto’. C’est aussi le cas de beaucoup de grosses sociétés. General Electric et BP par exemple, tentent de réduire leurs émissions de CO2, pas seulement dans les discours, mais grâce à des actions concrètes."

Le protocole de Kyoto oblige 35 pays riches à réduire d’au moins 5,2% à l’horizon 2008-2012 leurs émissions de gaz à effet de serre, par rapport à leurs niveaux de 1990.
Une commission ad hoc avait déjà été mise sur pied pour ouvrir la voie à des négociations sur l’après-2012 lors d’une précédente réunion sur le protocole de Kyoto, à la fin de l’année 2005.

"Après deux semaines de négociations, les freins sont desserrés et le processus avance", a affirmé Jennifer Morgan, directrice de groupe sur le changement climatique chez WWF.
"Le sort du monde n’a pas été réglé à Bonn", a déclaré Bill Hare de Greenpeace. "Mais nous avons fait un pas en avant."

vendredi 26 mai 2006, (c) Reuters