
Toujours possible d’éviter les "pires impacts" du réchauffement (Greenpeace)
"Les pires impacts du changement climatique peuvent être évités, mais seulement si les gouvernements agissent maintenant", a prévenu l’organisation écologique Greenpeace lundi à l’ouverture à Nairobi de la 12e conférence internationale sur le climat.
Greenpeace a lancé "un appel urgent aux gouvernements (...) à affronter la réalité et à agir de façon urgente", dans un communiqué publié dans la capitale kényane qui accueille la conférence jusqu’au 17 novembre.
"Les pires impacts du changement climatique peuvent être évités, mais seulement si les gouvernements agissent maintenant", a insisté Greenpeace. "Les générations futures ne nous pardonneront pas si nous prenons du retard".
"Les 163 gouvernements qui ont signé le protocole de Kyoto doivent mettre de côté leurs intérêts à court terme pour lutter contre cette menace globale. C’est dans l’intérêt de chacun à long terme", juge Greenpeace, visant sans les nommer les Etats-Unis notamment.
Ce pays, qui représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES), principaux responsables du réchauffement de la planète, a signé le protocole de Kyoto mais ne l’a pas ratifié.
Ce protocole, entré en vigueur en 2005, vise 35 pays industrialisés et l’Union européenne, qui s’engagent à réduire leurs émissions de GES.
"Les obligations légales, morales et politiques des pays riches sont claires : ils doivent réduire de façon très importante leurs émissions (de GES), et dans le même temps être préparés à aider massivement les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique", selon l’organisation.
Greenpeace s’en prend directement au Brésil, qui est "l’un des plus gros émetteurs de CO2", l’un des principaux gaz à effet de serre, et n’est pas soumis au protocole de Kyoto en tant que pays émergent.
"Le gouvernement (brésilien) doit combattre la déforestation, promouvoir des énergies propres et renouvelables", estime Greenpeace.
AFP 06.11.06