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Accueil > Politiques et mesures > Politiques françaises > Réaction des ONG au report de la taxe carbone sur les centrales au charbon
Réaction des ONG au report de la taxe carbone sur les centrales au charbon
date 24 octobre 2016
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Vive déception des ONG suite au renoncement du gouvernement à appliquer une tarification du CO2 émis sur les centrales au charbon en France, en vue de les fermer. Les ONG avaient indiqué au gouvernement qu’il était indispensable de traiter simultanément la question de la conversion de tous les emplois directs et indirects concernés par la fermeture de ces centrales, ce qu’il n’a pas fait.

Fermer les centrales au charbon en France, et appliquer le principe du pollueur-payeur, c’est une nécessité pour appliquer l’accord de Paris sur le climat et avoir une chance de limiter le réchauffement bien en deçà de 2°C ou 1,5°C. ​
​Si les salariés sont mécontents, c’est que le gouvernement et les propriétaires des centrales, dont EDF, ont reporté la question de la conversion de tous les emplois directs et indirects à plus tard. C’est irresponsable. Comment parvenir à opérer une transformation profonde de notre économie, nécessaire pour parvenir à limiter le réchauffement climatique, si l’on est incapable de protéger les salariés et d’assurer les conversions professionnelles sur une poignée de centrales au charbon ?

Nous demandons au gouvernement de maintenir et d’appliquer dès début 2017 la taxe CO2 sur le charbon et ​de fixer un​ plan de fermeture​ ​des centrales au charbon ​en France​.​ ​Le report - ou pire, l’abandon - de cette mesure porterait un coup à la crédibilité de la France alors que l’Accord de Paris entre en vigueur le 4 novembre et que va s’ouvrir la COP22 à Marrakech.

Il ne s’agit pas de fermer toutes les centrales du jour au lendemain, en laissant les hommes et les femmes qui travaillent dans ces centrales sur le bas côté. Le gouvernement et les entreprises ont encore la responsabilité d’annoncer un plan de fermeture adossé au prix plancher du CO2, permettant de sécuriser les emplois et d’assurer les conversions professionnelles dans les bassins d’emplois, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Ce plan de fermeture doit être élaboré de façon concertée avec les travailleuses et travailleurs, les populations locales et les organisations environnementales.

Contact : Célia Gautier, Responsable des politiques européennes et internationales, Réseau Action Climat, +33 6 72 34 00 27