
J. Chatignoux
L’information est utile et mérite une analyse plus précise. Je la fais suivre à la liste sur Johannesburg.
Je suggère quelques pistes à partir de citations du document proposé. > la future directive communautaire > d’application du protocole de Kyoto. Cette dernière devrait entrer en > vigueur en 2005 et inaugurer notamment la création d’un marché de droits > à polluer. D’ores et déjà, les dix-huit entreprises responsables de plus > de 80 % des gaz à effet de serre émis par l’industrie française ont > annoncé qu’elles participeront au projet.
Je trouve quand même extraordinaire la terminologie "un marché de droits à polluer"
Très motivant pour nos concitoyens de considérer que les acteurs industriels vont se partager un droit à polluer... Oui je sais, je lis les choses à l’envers et il faut se réjouir du réalisme industriel et institutionnel qui veut se répartir les droits à polluer pour moins polluer... Gribouille n’aurait peut-être pas dit mieux !
Il y a en a qui vont faire des petits et imaginer : - des droits à ne pas respecter les limitations de vitesse... (c’est un peu le permis à points au fond !) - des droits à ne pas respecter les droits de l’enfant... - des droits à ne pas respecter les textes juridiques ici et là sur l’organisation de ceci ou de cela...
des droits en somme à ne pas faire des choses pourtant reconnues comme utiles.. C’est donc le champ du non-droit qui se crédibilise peu à peu.
Cela est peut-être au fond une bonne chose. La terminologie n’est jamais innocente du fond des enjeux, des choix..
Et pendant ce temps, les mêmes entreprises et autres institutionnels vont nous suggérer les démarches qualité, management environnemental ou dans le même esprit agenda21 et autres.. Ce sont au fond des choses à respecter... Enfin non ce sont aussi des droits à ne pas respecter !
Il me semblait que le développement dit durable était un choix de société et non de simples ajustements dans les pratiques existantes. Ne pas polluer serait peut-être d’abord s’interroger sur la nature des produits, sur les process de production qui font notre quotidien.
Dans les Echos, un des numéros stratégie avait il y a plusieurs mois donné la parole à un scientifique je crois pour montrer que le choix du développement durable supposait une évolution majeure dans la nature même des produits et des process (je retrouve pas la référence, vous la communique à l’occasion à moins que d’ici là un des lecteurs ait retrouvé le sujet)
> Engagement volontaire des entreprises > > Pour l’instant, aucun chiffre n’est avancé quant au > montant des réductions d’émissions de gaz. Vraisemblablement, les > entreprises ne s’engageront pas sur des valeurs absolues de réduction, > mais sur des valeurs par unité de production. L’association, en > revanche, sera en mesure de communiquer des valeurs absolues en > disposant d’une vision d’ensemble.
C’est en somme le principe de l’évaluation à géométrie variable ! La Société Françaisede l’Evaluation http://www.sfe.asso.fr/framer.htm nous expliquera ce que c’est.
> Pénalités financières prévues
> l’association " Entreprises pour l’environnement " avait publié > un document de travail visant à mettre en œuvre un tel système. Les > entreprises signataires de l’accord devront rendre régulièrement compte > à l’association de l’état de leurs émissions de gaz. Un rapport annuel > sera établi par chacune d’entre elles et mis à la disposition du public. > Une entreprise n’atteignant pas ses objectifs se verra contrainte de > payer une sorte d’amende à l’association.
Donc à suivre et restons bien sûr réaliste au vu des contraintes industrielles mais c’est peut-être là, la question..
L’entrée par les contraintes ou l’entrée par les potentiels ?
J’aurais tendance à dire que
l’entrée par les contraintes... avoue une finalité : gérer un existant...
alors que
l’entrée par les potentiels peut viser à créer, inventer, innover un
avenir.
Le regard n’est pas le même et le choix politique sans doute différent. Là encore souvenons nous du propos du premier ministre actuel sur qui est en charge de l’intérêt général... désormais. Mais certains n’ont pas encore compris la portée du propos.
"A l’idée selon laquelle l’Etat a le monopole de l’intérêt général il faut opposer un partage républicain de l’engagement. La politique, selon les uns, l’Etat, selon les autres, croyaient avoir le monopole de l’intérêt général. Or le médecin, l’entrepreneur, le syndicaliste sont aussi porteurs d’une part de l’intérêt général dans la société. La politique s’est faite excluante, considérant qu’elle était la seule à avoir la noblesse de la représentation de l’intérêt général. Mais cette noblesse-là est remise en question : l’intérêt général est partout dans la société, il faut le libérer. Que l’Etat trace la route, mais qu’il laisse les acteurs de l’intérêt général s’exprimer. " http://www.lexpress.fr/Express/Info... Cité par Ondes de choc en mer d’Antioche http://www.radiophare.net/article.p...
Bon y aurait-il comme un écart entre les propos et les faits !
Cela relativise grandement l’accord ci-dessus.
Pour compléter l’information, je vous invite à lire directement la page http://www.medef.com/fr/Frame.htm?C... et à y télécharger divers documents.
A suivre