
Les gaz à effet de serre (GES) sont d’origine naturelle ou d’origine humaine.
À l’état naturel, on trouve la vapeur d’eau (H2O) qui est le GES le plus présent et le plus temporaire dans l’atmosphère. Il existe aussi le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone troposphérique (O3).
En ce qui concerne les gaz à effet de serre d’origine humaine, ils jouent chacun un rôle dans l’effet de serre additionnel, qui se rajoute à l’effet de serre naturel :
Le gaz carbonique (CO2) est responsable à environ 53% de l’effet de serre additionnel. Ce CO2 d’origine humaine provient pour l’essentiel de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), de certaines industries (par exemple industrie cimentière) et de la déforestation. Les secteurs les plus émetteurs sont donc l’industrie, la production d’énergie et les transports.
Le méthane (CH4) représente environ 17% de l’effet de serre additionnel. Il est issu des pratiques agricoles, de l’élevage des ruminants (les aliments ingérés fermentent dans l’estomac et dégagent du méthane), de la riziculture, des décharges d’ordures ménagères, des exploitations pétrolières et gazières (à cause des fuites de gaz naturel).
Le protoxyde d’azote (N2O) contribue à hauteur de 5% à l’effet de serre additionnel, notamment à cause de l’utilisation des engrais azotés en agriculture et de certains procédés chimiques.
L’ozone (O3) de basse atmosphère (surtout fabriqué dans les villes) engendre 13% de l’effet de serre additionnel. En haute atmosphère, l’ozone naturel est bénéfique car il arrête les ultraviolets du soleil. Dans les villes, par contre, c’est un polluant très agressif.
Les gaz fluorés sont des gaz qui n’existent pas à l’état naturel et engendrent environ 12% de l’effet de serre additionnel. Ce sont principalement des gaz réfrigérants (systèmes de climatisation et chaînes du froid) et des gaz propulseurs des bombes aérosols (CFC).