
Malgré des marges d’incertitudes importantes, et en plus de la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses...), les impacts des changements climatiques en France seront divers pour le siècle à venir.
L’élévation du niveau des mers entraînera des submersions, accentuera l’érosion et les phénomènes de salinisation des estuaires, et entraînera une réduction du volume des eaux douces souterraines. Les régions les plus concernées sont les espaces deltaïques de la Camargue ainsi que le rivage à lagunes du Languedoc. La durée d’enneigement diminuera nettement à 1500 m d’altitude : de 20 à 25 % dans les Alpes du Nord, de l’ordre de 30 % dans les Alpes du Sud et plus de 40 % dans les Alpes azuréennes. Dans les Pyrénées, la diminution sera également importante.
Les crues seront aussi plus fortes et plus fréquentes en hiver et le niveau moyen des cours d’eau diminuera en été. Cela aura des répercussions sur le régime des nappes locales à faible réserve.
Dans le domaine agricole, les rendements seront modifiés selon les cultures, et les systèmes de production seront déstabilisés (plus grande compétitivité des mauvaises herbes, développement de la population d’insectes...)
Certaines espèces d’arbres (pin maritime, pin d’Alep, chêne pubescent, chêne vert) rencontreraient des difficultés dans certaines parties de leur zone de croissance du fait de l’augmentation des déficits hydriques. Ces déficits pourraient compromettre l’existence de certaines forêts actuelles de la moitié nord de la France. Il existe aussi un risque accru d’incendie dans la zone méditerranéenne.
Concernant la santé humaine des Français, on prévoit un impact plus important chez les personnes âgées et les malades chroniques, surtout en été. Les changements climatiques étant propices à de nombreux vecteurs de maladies (moustiques, phlébotomes), on peut s’attendre à une extension géographique de l’agent infectieux.