
Dans le cadre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, ils doivent adopter des politiques et mesures nationales de lutte contre les changements climatiques. Toutefois, pour minimiser une partie des coûts de réductions et sous l’impulsion des Etats-Unis, le Protocole a créé 3 mécanismes économiques, dit « de flexibilité ». Ces mécanismes suivent deux logiques différentes.
La première est la monétarisation des gaz à effet de serre dont l’unité d’échange sera la tonne d’équivalent CO2 : le marché de Permis d’émissions négociables (PEN).
La seconde se fonde sur une logique de projets de réduction des émissions, financés par les pays industrialisés, dans les pays en développement : le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP), ou les pays en transition vers une économie de marché : la Mise en Œuvre Conjointe (MOC). Le Protocole précise que le recours à ces mécanismes ne devra être que « supplémentaire » à l’élaboration des politiques et mesures.