
Les gaz à effet de serre (GES) ne contribuent pas tous de la même façon à l’effet de serre. Leur contribution relative peut être estimée grâce à un indice appelé « pouvoir de réchauffement global » (PRG). Il définit la capacité d’un gaz à absorber les rayons infrarouges émis par la Terre, sur une durée de 100 ans. Le PRG d’un gaz se mesure par rapport à celui du CO2, gaz de référence : combien de fois plus, ou combien de fois moins, un gaz « fait » d’effet de serre sur 100 ans, par rapport à la même quantité de CO2 émise au même moment. On parle donc de "PRG relatif". La notion de PRG est cependant approximative. En effet, la vitesse d’élimination d’un GES n’est pas stable sur 100 ans, car son séjour dans l’atmosphère dépend des conditions du moment. Or, ces conditions évoluent avec les changements climatiques.
Les PRG relatifs des 6 gaz ou familles de gaz visés par le Protocole de Kyoto : (Source : GIEC, 2001)
| Gaz et formule | PRG relatif à 100 ans / CO2 |
|---|---|
| Gaz carbonique (CO2) | 1 |
| Méthane (CH4) | 23 |
| Protoxyde d’azote (N2O) | 296 |
| Perfluorocarbures (CnF2n+2) | 5 700 à 11 900 |
| Hydrofluorocarbures (CnHmFp) | 12 à 12 000 |
| Hexafluorure de soufre (SF6) | 22 200 |
Par exemple, le méthane est un gaz 23 fois plus puissant que le gaz carbonique pour l’effet de serre. Cela signifie que si on rejette 1 kg de méthane dans l’atmosphère, c’est comme si on avait rejeté 23 kg de gaz carbonique.