
Les villes grignotent toujours un peu plus d’espace sur les milieux naturels ou agricoles. Cet étalement urbain a pour causes principales le développement de l’automobile ainsi que la prédilection pour la maison individuelle.
Communiqué du Réseau Action Climat et de ses associations membres
Montreuil, le 5 septembre 2011 – Cet exil aux bordures des villes s’accompagne d’impacts environnementaux, sociaux et économiques et en particulier d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre due à l’allongement des transports.
Dans sa nouvelle publication Etalement urbain et changements climatiques : état des lieux et propositions, le Réseau Action Climat aborde les liens entre cette tendance au « pavillon » et les dépenses énergétiques associées. Le RAC-F dresse un état des lieux des connaissances en la matière, et avance dans une seconde partie des propositions concrètes pour limiter l’impact de ce phénomène, en favorisant notamment la densification des centres villes et le développement des transports en communs et des modes actifs.
Le RAC-F préconise notamment de :
Réformer le PTZ+ : Il est nécessaire de rétablir des conditions de ressources pour le Prêt à Taux Zéro+ (PTZ+) afin qu’il bénéficie aux ménages les moins aisés. Sans conditions de ressources - comme c’est le cas actuellement - les inégalités sont renforcées et les ménages pauvres sont contraints de s’exiler hors des centres villes et potentiellement loin de leur lieu de travail. Par ailleurs, ce dispositif devrait concerner en priorité l’achat de logements existants, et non les nouvelles constructions, qui amplifient le problème de l’émiettement urbain.
Instituer une Contribution climat énergie : Cette contribution, indexée sur les consommations d’énergie, permettrait d’intégrer pleinement et logiquement l’impact d’un habitat éloigné du lieu de travail et ainsi d’influencer le choix de localisation des ménages et des entreprises. En plus d’être efficace « à la source », les recettes issues de cette contribution permettraient de compenser les ménages à faibles revenus et pour financer les économies d’énergie.
Construire et pérenniser des logements sociaux en ville, proches des services et bien desservis en transports en commun. Les collectivités locales doivent mettre ces logements sociaux à l’abri d’une augmentation des prix de l’immobilier en captant la plus-value lors de leur vente, pour favoriser une équité et une diversité sociale.
La publication est librement téléchargeable sur le site du Réseau Action Climat – France http://www.rac-f.org/Publication-Et... et également disponible en version papier.
Contact :
Marion Richard – Chargée de mission Climat et territoires – RAC-F : 01 48 58 00 32