
Cela est parfaitement possible car les grands courants océaniques ne sont pas indifférents aux conditions climatiques des zones qu’ils traversent. Les scientifiques craignent que le réchauffement global ne perturbe les courants océaniques, modifiant ainsi le climat local.
La « circulation océanique verticale », courants qui se déplacent des profondeurs vers la surface des océans, est très sensible à des petites variations locales de température ou de salinité. Ils sont en effet mis en mouvement par des différences de température (l’eau froide étant plus dense que l’eau chaude) et de salinité (l’eau salée étant plus dense que l’eau douce) entre les différentes couches de l’océan. Avec le réchauffement de l’atmosphère, l’eau de surface se réchauffera et la dilatation thermique de l’eau augmentera son volume. La salinité de l’eau pourrait diminuer si la banquise diminue, car en fondant, elle libère de l’eau douce.
Le Gulf Stream, par exemple, entraîne un adoucissement des températures du Nord Ouest de l’Europe par rapport aux régions de même latitude en Amérique (Montréal et Bordeaux par exemple). Si le Gulf Stream est perturbé, le climat européen tempéré subira un possible refroidissement.