
LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES sur le changement climatique (CCNUCC, dite également Convention Climat), socle de la coopération mondiale sur le climat, a été adoptée en 1992 et est entrée en vigueur en 1994. La CCNUCC reconnaît la responsabilité historique des pays industrialisés dans le dérèglement climatique et le droit des pays les plus pauvres, ayant peu émis de GES, à se développer. Elle exige des pays industrialisés qu’ils élaborent des politiques de réduction drastique de leurs émissions et appelle les pays du Sud à limiter leurs rejets de GES.
Aujourd’hui, 194 pays ont ratifié la Convention Climat (dont les Etats-Unis).
La Convention ne fixe pas d’objectif chiffré global de réduction d’émissions de GES mais un simple objectif de stabilisation de ces dernières afin d’éviter toute perturbation dangereuse du système climatique..
C’est pour approfondir les engagements pris en 1992 dans le cadre de la
Convention climat que le protocole de Kyoto a été adopté en 1997. Le protocole n’est entré en vigueur que 8 ans plus tard, le 16 février 2005. Les conditions pour son entrée en vigueur étaient en effet sévères : au moins 55 pays devaient le ratifier et ces pays devaient représenter au moins 55 % des émissions de CO2 de 1990.
Aujourd’hui, le protocole a été ratifié par 191 pays. Le protocole de Kyoto impose aux pays industrialisés une réduction globale d’au moins 5% de leurs émissions de GES à l’horizon 2012 [1]. Il décline cet objectif global par pays. Il a été considérablement affaibli par les Etats-Unis qui ont signé le protocole mais ne l’ont jamais ratifié. Les Etats-Unis représentent en effet près du quart des émissions mondiales de GES.

| Notes |
[1] Moyenne des émissions annuelles de la période 2008-2012 comparée aux émissions de l’année 1990