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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > Le diesel, encore pire qu’on ne l’imagine
Le diesel, encore pire qu’on ne l’imagine
date 14 septembre 2015
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Un nouveau rapport de la Fédération européenne Transport & Environment démontre qu’un véhicule sur 10 seulement respecte la norme anti-pollution « Euro 6 ». Pour le Réseau Action Climat, ces résultats viennent confirmer la nécessité de conduire au plus tôt des tests d’homologation sur les voitures en conditions réelles et de mettre fin aux avantages fiscaux du gazole.

LE DIESEL PROPRE N’EXISTE PAS

Alors que les constructeurs automobiles vantent le "diesel propre" auprès du grand public et des responsables politiques, les émissions de Nox et de particules restent largement sous-estimées par ces mêmes constructeurs.

Selon l’étude de Transport & Environment, les émissions réelles des véhicules diesel sont cinq fois supérieures aux limites établies par les normes européennes en moyenne.

Toutes les marques automobiles ont mis à la vente des véhicules diesel qui ne respectent pas les limites d’émissions de polluants atmosphériques en Europe. Seul un véhicule testé sur 10 seulement est conforme à la limite légale de la norme "Euro 6", en vigueur depuis le 1er septembre 2015.



Les véhicules essence, connus pour être moins polluants, ne sont pas irréprochables puisque le système d’injection directe rejette des particules et un véhicule testé sur 5 ne respecte pas la limite de la norme Euro (0,06g /km Nox).

EN CAUSE : L’OBSOLESCENCE DES TESTS D’HOMOLOGATION

L’écart persistant entre les émissions officielles et réelles des véhicules diesel s’explique par l’utilisation, par les constructeurs, de systèmes de traitement des gaz d‘échappement bon marché, moins efficaces pour les voitures vendues en Europe, où les procédures de test sont en outre inefficaces. Les véhicules sont même pourvus d’engins leur permettant de détecter quand ils sont soumis à un test de contrôle.

QUELLES SOLUTIONS ?

Ce non-respect de la législation par les constructeurs automobiles est l’une des principales causes de la crise de la qualité de l’air dans les villes européennes qui coûte des dizaines de milliers de vies et plus de 100 milliards d’euros en France chaque année.

• Il incombe aux décideurs européens, dont fait partie la France, de résister aux pressions des lobbies automobiles pour s’assurer du respect des normes avec la mise en place du nouveau test en conditions réelles avant 2018 et sans échappatoires.
• Le gouvernement doit cesser de favoriser le gazole en saisissant l’opportunité du projet de loi de finance de 2016 pour poursuivre l’alignement fiscal du gazole sur l’essence et soutenir prioritairement le vélo et les transports collectifs.
• Les collectivités locales sont encouragées à créer des zones à basses émissions pour limiter la circulation routière et ainsi bâtir des villes plus respirables.Juste avant le début des négociations, le site sera remodelé pour suivre les négociations en direct, depuis l’intérieur du centre des négociations et depuis les espaces de mobilisation extérieure.

Contact presse :
Lorelei Limousin, Responsable des politiques de transports, Réseau Action Climat France, lorelei@rac-f.org