
Rapport de la FAO : L’agriculture bio comme type d’agriculture faiblement émettrice de GES
Un rapport de l’organisation de l’agriculture et de l’alimentation des Nations unies (FAO) daté
de 2009 se base sur les recommandations du 4e rapport du GIEC en matière d’agriculture et
les comparent aux données scientifiques sur l’agriculture biologique pour mettre en avant les
systèmes agricoles faiblement émetteurs de GES.
Il avance que convertir l’agriculture mondiale aux techniques biologiques permettrait de réduire
de 40% les émissions agricoles mondiales en 2030 (réductions supplémentaires avec des
pratiques qui stockent du carbone dans les sols) et cela avec un quasi équilibre de la production
alimentaire mondiale. En effet, même si les zones intensives voient leurs rendements baisser de 30 à 40% (dans
les meilleures conditions géoclimatiques), dans les zones moins favorables, les pertes de rendement sont quasiment
nulles. Dans des régions d’agriculture familiale et face à des contraintes en eau périodiques (sécheresses
ou inondations), les rendements en agriculture biologique sont équivalents à ceux de l’agriculture conventionnelle,
voire meilleurs. De nombreuses études de cas montrent que, par rapport à l’agriculture de subsistance traditionnelle
(agriculture principalement manuelle), les rendements biologiques peuvent être plus que doublés grâce aux
rotations des cultures, aux légumineuses, à l’association agriculture-élevage et aux pratiques issues
de l’agroforesterie. Dans le même temps, l’AB aurait une meilleure rentabilité et comme elle demande plus de
main-d’œuvre, elle permettrait de maintenir un tissu économique en milieu rural.
Télécharger le rapport Low greenhouse gas agriculture - mitigation and adaptation potentiel of sustainable farming systems, FAO, avril 2009.