
A la dernière session de négociation avant la prochaine COP (Conférence des Parties) à Cancun, les délégués doivent passer la seconde vitesse s’ils veulent être à la hauteur du défi climatique.
A la dernière session de négociation avant la prochaine COP (Conférence des Parties) à Cancun, les délégués doivent passer la seconde vitesse s’ils veulent être à la hauteur du défi climatique. La dernière session de Bonn, en juin, a donné des signaux positifs sur une prise de conscience, mais il est temps de convertir les discours en actes, tant le fossé se creuse sur certaines questions clés.
Lors de la dernière session, le texte de la représentante du LCA (Action Concertée à Long Terme) a été lu et étudié par un groupe de travail, qui a édité une nouvelle version en fin de session. Mi-juillet, un texte révisé par la représentante du LCA a été édité. Pour cette semaine de négociations, les parties doivent examiner ce texte et s’entendre ligne par ligne, en éliminant progressivement les options entre crochets.
Une question clé qui sera débattue dans le processus du Protocole de Kyoto est les règles qui régissent les émissions de la foresterie et de l’utilisation des sols. L’actuelle proposition comporte d’importants échappatoires qui permettraient aux pays développés non seulement d’augmenter des émissions liées à la coupe de forets, mais aussi d’éviter de comptabiliser ces émissions induites.
Pour préparer les débats de Cancun, l’Europe doit d’ores et déjà confirmer ses engagements, notamment sur le financement ainsi que sur la poursuite du Protocole de Kyoto. L’Europe a toujours eu un rôle de leader dans les négociations internationales lorsqu’elle a défendu des positions claires et ambitieuses en phase avec les impératifs climatiques.
Pour suivre les débats et les coulisses des négociations, consultez le bulletin ECO, édité chaque jour par le Climat Action Network. Il est téléchargeable en anglais à l’adresse suivante : http://www.climatenetwork.org/eco/bonn-iii-2010-ecos