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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > Conférence Climat (COP20) : Un accord qui ne Lima rien
Conférence Climat (COP20) : Un accord qui ne Lima rien
date 14 décembre 2014
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La Conférence de Lima (COP20) débouche sur un compromis plus qu’insuffisant pour poser les fondations nécessaires à l’accord mondial sur le climat attendu à Paris en décembre 2015. Pourtant, en dehors de la bulle des négociations de l’ONU, tous les signaux pointent clairement vers l’urgence et l’intérêt d’agir dès maintenant. La pression citoyenne est croissante et le message est clair : les impacts sur les populations sont réels, les coupables sont connus mais les solutions aussi. Il ne manque plus que les gouvernements.

TROIS GRANDS ENJEUX SANS RÉPONSE À LIMA

A court terme, les gouvernements doivent prendre des mesures immédiates pour poser les bases d’un accord de Paris à même d’éviter un réchauffement de plus de deux degrés. « Malgré les alertes scientifiques, les négociations de Lima n’ont pas créé la dynamique nécessaire pour transformer les beaux discours en investissements, politiques et mesures », s’inquiète Célia Gautier, en charge des questions européennes au Réseau Action Climat.

La COP20 devait également définir des règles claires sur le contenu des futurs engagements des gouvernements dans l’accord de Paris, qui seront communiqués début 2015. « Lima ne donne pas les outils pour juger si les futurs engagements des pays seront dans les clous par rapport aux recommandations scientifiques », explique Celia Gautier. « Il reste un long chemin à parcourir pour que l’accord de Paris envoie le signal de la sortie des énergies fossiles et de la transition vers un modèle fondé à 100% sur les énergies renouvelables pour tous d’ici 2050 ».

La COP20 devait enfin permettre de financer les solutions permettant de lutter contre les changements climatiques et de s’adapter à leurs impacts, notamment dans les pays en développement. « Les 10 milliards de contributions au Fonds Vert promis par les pays industrialisés entre 2015 et 2018 ont envoyé un signal politique important. Malheureusement, ces pays ont pensé que cela les dispensait de tenir leur engagement de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour parer à la crise climatique et énergétique vécue dans les pays en développement », souligne Alix Mazounie, chargée des questions internationales au Réseau Action Climat.

L’ACTION DES GOUVERNEMENTS ABSOLUMENT NÉCESSAIRE

Les négociations de l’ONU demeurent importantes, mais insuffisantes pour répondre à la crise climatique. Ce sont les gouvernements, les collectivités locales et les citoyens qui doivent déployer les solutions. Encore faut-il que les gouvernements prennent les bonnes décisions : « Les États investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables, tout en continuant de dépenser 600 milliards de subventions publiques dans les combustibles fossiles. Ce n’est qu’un exemple du double discours permanent des États qui affaiblit les négociations », résume Alix Mazounie.

Partout dans le monde, des projets inutiles et imposés continuent d’être envisagés et financés : nouvelles centrales au charbon, centrales nucléaires qui barrent la route aux renouvelables, nouvelles explorations pétrolières, nouveaux gazoducs ou oléoducs, aéroports, l’accord transatlantique qui ouvre les portes à l’importation en Europe de sables bitumineux. « La liste est longue et incompatible avec un accord ambitieux à Paris et la protection du climat. C’est sur cette liste que la société civile attend également des décisions politiques fortes en 2015 ».

Contact à Lima (-6h par rapport à la France)

- Simon Coquillaud, Chargé de communication. Tel : +33 6 66 28 95 06