logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Communiqué final : COP 8, une occasion manquée...
date 1er novembre 2002
texte+ texte- impression envoyer l'article par mail google twitter facebook

New Delhi, 1er novembre 2002, 18 heures 30

La huitième conférence des Parties à la Convention Climat des Nations-Unies (COP 8) vient de se terminer après 10 jours de négociations à New Delhi.

Quelques progrès ont été enregistrés sur la finalisation des détails techniques pour la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, comme les modalités de comptabilisation des émissions, la prise en compte des conclusions du GIEC dans les négociations, les gaz fluorés respectueux de la couche d’ozone mais nocifs pour le climat et les mécanismes financiers vis à vis du Sud.

Malheureusement, la Conférence a été marquée par la montée des tensions Nord/Sud, qui menacent les progrès sur le long terme. Deux raisons à cela.

D’une part, le travail de sape méthodique des Etats Unis et de l’Arabie Saoudite. « Les Etats Unis ont eu le culot de monter le Sud contre le Nord en prétendant que ces derniers veulent entraîner le Sud dans un engrenage aboutissant à des objectifs de réduction des émissions contraignants » déclare Antoine Bonduelle, du Réseau Action Climat France.

D’autre part, les pays industrialisés n’ont toujours pas rempli leurs engagements au titre de la Convention, à savoir réduire leurs émissions et assurer un financement conséquent sur l’adaptation et le transfert de technologies au profit des PED.

Cela explique que la Déclaration ministérielle finale ne fait que recycler la déclaration de Johannesburg et les accords de la précédente négociation à Marrakech, sans apporter aucun élément nouveau.

« Heureusement, le Canada et la Russie se sont un peu plus approchés de la ratification » témoigne Raphaëlle Gauthier, du RAC-F.

D’ici COP 9, il est essentiel de reconstruire la confiance dans les relations Nord/Sud. L’UE et la France devront rencontrer les PED pour les convaincre de leur bonne foi, sans attendre la veille de la prochaine négociation en décembre 2003, en Italie. Mais surtout, l’opposition Nord/Sud ne pourra être surmontée que si les pays industrialisés adoptent un mode de vie « sobre en énergie, équitable et durable », pour reprendre la formule utilisée par Mme Bachelot en plénière. Nous en sommes loin.

A cet égard, nous avons à regretter la faiblesse chronique des politiques de lutte contre le changement climatique en France.

De plus, la France tente d’affaiblir à Bruxelles le projet de directive harmonisant la taxation de l’énergie, pourtant déjà plus faible que les taux appliqués en France.

De même, dans le cadre de la discussion sur le futur marché des quotas d’émission de CO2 en Europe, la France demande que les quotas européens soient assimilés à ceux créés par les mécanismes laxistes de Kyoto. « Cela risque de ruiner l’efficacité du système européen dans son ensemble, entraînant une augmentation incontrôlable des émissions, et de financer dans les PED des projets nuisibles pour les populations et l’environnement, comme les "puits de carbone" » s’inquiète Philippe Quirion, du RAC-F.