logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Climat : le gouvernement cherche de nouvelles pistes pour respecter Kyoto
date 28 novembre 2002
texte+ texte- impression envoyer l'article par mail google twitter facebook

Climat : le gouvernement cherche de nouvelles pistes pour respecter Kyoto

LYON, 27 nov (AFP) - Le gouvernement est attaché au protocole de Kyoto et mise sur "trois pistes", gains d’efficacité énergétique, diversification des sources d’énergie et prise de conscience des pouvoirs publics et de l’opinion, pour respecter cet accord international de réduction des gaz à effet de serre.

C’est ce qu’a déclaré mercredi le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, relevant que les émissions de ces gaz comme le CO2 devraient être "divisées par deux avant 2050" à l’échelle mondiale et par quatre pour les pays industriels pour éviter des cataclysmes planétaires.

Il intervenait en duplex depuis Paris au second jour d’une conférence à Lyon sur le Programme national français de lutte contre le changement climatique (PNLCC), lancé par la gauche en janvier 2000.

Il a confirmé qu’une "version deux" du PNLCC serait élaborée l’an prochain dans le cadre d’une "Stratégie nationale du développement durable" dont le climat constituera le "premier sujet".

La France est "engagée dans cette volonté" de faire entrer en vigueur Kyoto et les efforts très importants des pays industriels à consentir d’ici 2050 impliquent des gains d’efficacité énergétique de 3% par an, a dit M. Raffarin.

Le Premier ministre a insisté sur la promotion des énergies renouvelables, notant que "le choix nucléaire ne devait pas rester unique", et sur "la recherche dans toutes les directions" de nouvelles technologies énergétiques.

Il n’a annoncé aucune mesure spécifique pour combattre l’envolée des émissions polluantes dans les transports (+22% en 2001 par rapport à 1990) et le bâtiment (+14%) qui ternissent un bilan globalement satisfaisant (-2,8%).

abandon de l’écotaxe

Les rejets dans l’atmosphère de ces deux secteurs sont "en progression constante", avaient averti auparavant la Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES), service du Premier ministre organisateur de la conférence, et le ministère de l’Ecologie.

Ils représentent désormais presque la moitié du total et compromettent la stabilisation des émissions en 2010 à leur niveau de 1990, l’objectif de la France pour respecter Kyoto.

Pour éviter cette dérive, le PNLCC 2000 avait prévu une taxation des consommations d’énergie de tous les secteurs qui aurait notamment permis d’éviter 25% des émissions des transports et 38% de celles du bâtiment en 2010.

L’abandon définitif de l’"écotaxe" (TGAP-énergie), qui représentait 41% de l’enveloppe du PNLCC, a été soigneusement passé sous silence à Lyon. Il constitue pourtant la principale raison de la "révision" du PNLCC.

Les pouvoirs publics misent désormais sur un système d’engagements volontaires de réduction de gaz à effet de serre mis au point par le patronat pour échapper à toute écotaxe. Ils n’écartent pas "des incitations fiscales ciblées", "complémentaires" du dispositif patronal, si le résultat n’est pas au rendez-vous, voire une taxation à moyen terme mais dans un cadre européen.

Dans l’immédiat, l’accent a été mis à Lyon sur la sensibilisation des entreprises et des collectivités locales aux "importantes marges de manœuvre" existant dans la logistique des transports et la gestion du parc immobilier.

"Une livraison en ville de six tonnes de marchandises avec un seul camion provoquera quatre à cinq fois moins d’émissions que 12 livraisons de 500 kg en camionnettes", a expliqué la présidente de la MIES, Dominique Dron. Encore faut-il qu’elle ne soit pas rendue impossible par des horaires de livraison trop restrictifs de la municipalité.