
L’argument des sceptiques...
« En aout 2007, Steve McIntyre nota une étrange discontinuité dans les données de température publiées par la NASA autour de janvier 2000. Il en informa la NASA qui reconnut une erreur d’inadvertance à corriger lors de la prochaine mise à jour. L’année la plus chaude observée pour les Etats-Unis est en fait 1934, l’année 1998 (souvent évoquée par les médias comme l’année record) ayant désormais pris la seconde place. (Daily Tech).
Ce que dit la science...
L’année la plus chaude aux Etats-Unis, qui ne comprend que 2% du de la surface globe, est bien 1934. Selon les enregistrements de température de la NASA, l’année la plus chaude au niveau global est 2005.
La découverte par Steve McIntyre d’une erreur dans les données de température de la NASA est évidemment très embarrassante pour la NASA. Mais quelle en est la portée réelle ?
La discontinuité de l’an 2000 :
Contrairement à ce qui a pu être écrit dans de nombreux rapports, l’erreur n’était pas liée à un bug de l’an 2000 mais à une confusion liée à la correction de données de la NOAA. Une large partie des données de température de la NASA provient de la NOAA qui traite les données d’observation afin de les homogénéiser - pour plus de détails, voir le site de la NOAA). Depuis janvier 2000 et ce jusqu’à la découverte de S. McIntyre, la NASA utilisait par erreur des données non-homogénéisées.
Comparaison entre les tendances de température aux Etats-Unis et de température globale.
Ce que l’on omet souvent de dire c’est que les corrections ne s’appliquent qu’à 48 états américains. Sachant que les Etats-Unis ne constituent que 2% de la surface du globe, négliger ces corrections n’a qu’un effet infinitésimal sur les tendances globales.
Le graphique ci-dessous (merci à Open Mind) compare les anomalies de température globale moyenne avant et après la correction de l’erreur découverte par S. McIntyre La différence est inférieure au millième de degré, les anomalies de température globale présentant dans les deux cas une tendance au réchauffement d’environ 0.18°C/décennie.

Figure 1 : Anomalie de température globale moyenne avant (carrés rouges) et après (carreaux noirs) les corrections « Y2K » de la NASA (Open Mind